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« La Côte d'Azur est saturée, il y a un effet de report » : tels sont les mots de Jean-Pierre Rigaud, de la Fédération nationale des agents immobiliers, qui atteste de cet engouement extraordinaire pour le Languedoc-Roussillon, et plus particulièrement pour nos logements anciens. Désormais le Languedoc-Roussillon rattrape la Côte d'Azur sur le plan immobilier. Outre les prix des transactions immobilières dans notre région, devenues équivalents à ceux de la côte d’Azur, c’est surtout un phénomène plus structurel qui a émergé : l’engouement massif pour la vieille pierre. Un phénomène corroboré par l'arrivée massive d’étrangers acheminés par les compagnies aériennes low cost qui desservent nos aéroports du sud de la France, et qui n’ont souvent pas une histoire culturelle très marquée et sont à la recherche de biens « typiques », « qui ont une âme, un vécu ». La pénurie de biens de grande superficie et le manque de terrains n’ont d’ailleurs fait qu’alimenter cette surenchère et cet engouement massif. Cet habitat ancien présente des qualités de séduction évidentes : le béton, et plus généralement, la mécanisation et la standardisation, n’a évidemment jamais pu s’approprier ces coins préservés. « L’acquisition et la restauration, par des citadins, de maisons anciennes (mas, magnaneries, clèdes, fermes, bergeries, jasseries) ou plus récentes (écoles ou bâtiments communaux désaffectés) connaît, dans notre région, un développement tel que maints notaires y consacrent une partie de leur temps et que tel service public a dû mettre sur pied un bureau chargé spécialement de répondre à toutes ces demandes ». A l’évidence, ces propos sont certifiés par le prix du logement ancien, dont la tendance pour cette année reste encore à la hausse. La forte envolée des prix de ces logement se confirme sur cette année 2004, selon les dires de la Fédération nationale des agents immobiliers (FNAIM). Ainsi même si la Figaro Economie titrait le 9 Avril dernier « le marché de l’ancien reste incertain », gageons que nos vieilles pierres, mas au cœur des garrigues, fermes ou bergeries à restaurer, n’ont pas fini d’attiser la convoitise de nos ressortissants comme de nos voisins européens. La vieille pierre continue bel et bien à être la valeur refuge par excellence. N’est-ce pas le journal l’Express qui, cette semaine encore, souligne dans son dossier Spécial Immobilier : « Malgré les surenchères des vendeurs, la pierre est bien redevenue la valeur refuge préférée des Français(…).Dans l'ancien,'on voit fréquemment 1 bien à vendre pour 15 acquéreurs potentiels. » 25/09/2004 |
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