Obtenir son prêt immobilier : les atouts des primo-accédants

Obtenir son prêt immobilier : les atouts des primo-accédants
Fragilisés par la crise, les primo-accédants sont ceux qui ont le plus de difficultés à acquérir un bien immobilier. Avec la disparition du PTZ dans l’ancien et le durcissement des conditions d’octroi du crédit immo, cette catégorie d’acheteur se voit parfois forcée de renoncer à son rêve de devenir propriétaire.

Or ce profil peut intéresser les banques, car ce sont de nouveaux clients, auxquels elles vont pouvoir proposer d’autres produits. Dès lors, comment un primo-accédant peut-il faire un bon emprunt ?


En premier lieu il est important d’évaluer sa capacité d’emprunt et donc d’achat. Dépourvu de l’apport que constitue un premier achat immobilier, le primo-accédant va s’orienter vers l’acquisition d’un logement dont il peut assumer les mensualités de paiement. Il doit pour ce faire évaluer sa capacité d’emprunt.

Il est difficile d’emprunter sans apport personnel. Cet apport va par ailleurs mettre l’établissement bancaire dans des dispositions de confiance et le rassurer sur la capacité d’épargne de l’emprunteur. Le courtier Credixia conseille « un apport minimum permettant de payer les frais de notaire. Ceux-ci viennent d’augmenter et constituent environ 7,7 % du prix du bien dans l’ancien, contre 2,5 % dans le neuf.

Les aides pour acheter son logement


Pour réduire le montant du prêt demandé à sa banque pour l’acquisition de sa résidence principale, il est possible de souscrire un prêt complémentaire selon sa situation. Il faut se renseigner auprès de son employeur pour connaître le montant et à quel taux préférentiel on peut emprunter auprès du 1 % Logement (Action Logement).

Lorsque l’on achète dans le neuf, on peut souscrire à un prêt à taux zéro+, soumis à des conditions de ressources. Parmi les autres aides pour acheter figure le prêt PAS (accession sociale) si l’on est éligible aux allocations logement (APL).

Le montage du prêt peut jouer sur sa capacité d’emprunt immobilier. C’est le cas d’un prêt à taux mixte qui est fixe au départ (5, 7, 10 ou 15 ans) puis révisable. Ce prêt permet de bénéficier d’un taux plus bas et donc de raccourcir sa durée. Ce type d’emprunt évite les risques de hausse du taux d’intérêt durant les premières années qui sont celles au cours desquelles les intérêts à rembourser sont les plus élevées. Cette formule est intéressante dans le cas où l’on envisage de revendre à court terme son bien, avant 7 ans.

Le prêt évolutif est une autre option de montage. Il permet de calculer une mensualité initiale, base du calcul du taux d’endettement, moins importante. Il offre la possibilité d’emprunter une somme plus élevée ou de réduire la durée d’endettement. Ce prêt à taux fixe est assorti d’une modulation d’échéance automatique de 1 % par an.

Les atouts d’un primo-accédant


Même si le primo-accédant apparaît plus fragile qu’un secondo-accédant, il ne manque pas d’atouts à faire valoir pour décrocher un prêt immobilier. Il est généralement jeune, a devant lui des opportunités de carrière et donc d’évolution salariale. Des arguments de stabilité peuvent être également mis en évidence, qu’ils soient professionnels ou financiers. Un banquier va en effet préféré à un client aux revenus confortables, mais incapable de mettre de côté « un client à petit revenu justifiant d’une capacité à épargner », remarque Credixia.

Enfin, un poste à ne surtout pas négliger, en dehors du taux du prêt : l’assurance, qui constitue jusqu’à 30 % du montant de celui-ci. Elle peut être revue à la baisse en négociant une délégation d’assurance. On peut faire « jusqu’à 60 % d’économie sur le coût total de l’assurance de prêt », estime le courtier.

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