Crédit relais : bonne ou mauvaise idée ?

Crédit relais : bonne ou mauvaise idée ?

La formule du crédit relais – trait d'union parfois indispensable entre la revente et l'achat d'une maison – ne remporte pas le suffrage des banques en ces temps où le marché immobilier est dans une phase mouvementée et incertaine. Mais pour le particulier, le crédit relais est-il une mauvaise ou une bonne solution de financement ? Va-t-il constituer un bon moyen d'emprunter à nouveau ?

Bonne idée dans certain cas
Lorsqu'il a urgence, le crédit relais tombe à point.
Un déménagement suite à une mutation professionnelle ? Le Prêt Relais Mobilité est le bienvenu. Ce crédit au taux de 1 % hors assurance et garantie est accordé sans condition de ressources aux salariés d'une entreprise de plus de dix salariés exerçant dans le secteur privé non agricole. Il est renouvelable une fois.
Autre cas : Vous tombez sur une opportunité en or et vous pouvez enfin acheter la maison de vos rêves à un prix plus que raisonnable. Comment payer l'acquisition alors que le prix de vente de votre ancienne maison n'a pas encore été encaissé ? Le crédit relais est la solution.

Ce qu'il faut savoir ici c'est que le montant du crédit relais constitue l'apport personnel. La différence entre le prix de votre bien immobilier et le prix de celui que vous escomptez acheter fera l'objet du crédit principal.
Les taux des crédits relais sont aujourd'hui abordables, notamment lorsque l'établissement qui l'accorde octroie également le prêt principal.
Enfin, le crédit relais est intéressant s'il est associé au prêt principal. On parle ici de crédit relais adossé. Il faut bien négocier son crédit immobilier pour ce faire.
Il servira à financer la différence entre la vente de l'ancien logement et l'achat du nouveau. Au moment de la vente, la somme encaissée constituera un remboursement anticipé d'une partie du crédit, sans pénalité. Le taux d'intérêt appliqué dans cette formule est le même que celui d'un prêt immobilier classique.

Mauvaise idée dans les cas suivants
Dans le cas où le prix de l'immobilier baisse, une dépression du marché engendre une diminution de la valeur de revente. Cela signifie également une révision à la baisse de l'apport personnel. Le propriétaire acheteur voit ainsi son pouvoir d'achat immobilier diminué et son endettement s'amplifier. Le crédit relais n'a pas non plus de raison d'être, si l'acheteur obtient du vendeur un délai assez long entre la signature de l'avant-contrat et celle de l'acte authentique.
Cela lui donne suffisamment le temps de revendre son ancienne maison.
Si l'acheteur n'est pas en possession d'une promesse de vente lors de l'emprunt, il vaut mieux faire une croix sur le crédit relais.
Il faut savoir qu'il s'agit là d'un prêt à court terme. Ainsi, plus vite l'ancien logement est vendu, moins le prêt relais coûtera cher.
Il importe ainsi de ne pas surestimer le prix de l'ancien pour réussir à vendre vite, sans être perdant. ? noter que l'établissement de crédit peut légalement demander une expertise du bien afin d'évaluer le temps qu'il faudra pour le vendre.
Enfin, le crédit relais n'est pas des plus souples car les intérêts sont payés avant la réception du capital. De plus, les intérêts sont généralement dispendieux dans la mesure où ils sont calculés sur la totalité du capital emprunté.



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