La bulle immobilière ne devrait pas éclater en France

La bulle immobilière ne devrait pas éclater en France
Le marché de l'immobilier français est marqué par une bulle et celle-ci n'est pas prête à éclater. C'est l'avis du cabinet d'études Xerfi, détaillé dans une étude* qui présente les perspectives du secteur à l'horizon 2017. Cette analyse réalisée par Vincent Desruelles explique que la bulle immobilière est acceptée par les accédants à la propriété et soutenue par une forte demande. Les facteurs de ce contexte sont la pression démographique, la décohabitation et la préparation de la retraite.

Xerfi anticipe une légère baisse du prix de l'immobilier en 2014 de -1,5 % accompagnée par un recul limité des volumes (-1,2 %). L'année 2015 devrait par contre se traduire par une stagnation des prix et des transactions autour de 700 000 unités, avec l'amélioration attendue des résultats de l'économie française.

En attendant l'embellie pronostiquée pour 2015, les agences immobilières continuent de subir la morosité du secteur. Elles ne sont cependant pas toutes à la même enseigne, celles bénéficiant d'un solide réseau national étant moins touchées par la crise. Cependant Xerfi souligne une « pression accrue sur les marges », dans un contexte de concurrence avec les réseaux de mandataires. La rentabilité des agences immobilières a atteint un niveau très bas en 2013, note l'étude.

La reprise de l'immobilier neuf en 2015

En 2014, Xerfi prévoit 330 000 mises en chantier de logements, niveau comparable à celui de 2013. Cette stagnation s'explique par la crainte des ménages à se lancer dans un projet immobilier, en dépit de taux de crédit très attractifs, à laquelle s'ajoute la prudence des investisseurs.

Mais le marché du neuf devrait lui aussi retrouver des couleurs, avec une hausse des mises en chantier de 5,5 % par an entre 2015 et 2017, pour atteindre le chiffre de 400 000 unités. Un niveau toutefois encore loin de l'objectif des 500 000 logements affiché par le gouvernement.

Les promoteurs se sont adaptés à ce recul du marché et à la baisse de la demande, en ajournant des projets et en limitant l'afflux de stocks. La baisse du taux de marge devrait être contenue d'ici 2015 car, selon Xerfi, certains groupes, comme Bouygues Immobilier et Nexity ont « mis en œuvre des stratégies de diversification ». Parmi celles-ci, le développement des résidences avec services.

Quant aux constructeurs de maisons individuelles, ils ne sortiront la tête de l'eau qu'en 2015. Ils ont dû faire face à la hausse des coûts de 7 % provoquée par la RT 2012. Même s'il n'y a pas de désaffection pour la maison, selon le président de Geoxia, Patrick Leleu, les constructeurs ont subi une baisse de la demande des ménages, notamment des primo-accédants les plus modestes.

* L'immobilier de logements en France et en régions – Perspectives à l'horizon 2017, bilan 2013 et panorama des grands enjeux du secteur.


Vous avez aimé l'article "La bulle immobilière ne devrait pas éclater en France" ? Partagez le.

Les réactions

user lesclesdumidi
Par jose ramos - le 30 mai 2014 - 07:10:28
Une bulle par definition ça eclate . ça ne se maintient pas.
user lesclesdumidi
Par journaliste1 - le 19 mai 2014 - 09:12:09
Bonjour,
Un article n'est pas mensonger par le simple fait qu'il expose une analyse, en l'occurrence celle de Xerfi, avec laquelle on peut être d'accord ou non.
Bien cordialement.
user lesclesdumidi
Par marine - le 19 mai 2014 - 02:00:35
Tiens, la bonne blague! Je reviens sur ce blog après une absence assez longue, et je vois, ô miracle, l'aveu qu'il y a une bulle! Alors que ces cinq dernières années on affirmait dur comme fer, croix de bois croix de fer si je mens je vais en enfer,QU'IL N'Y AVAIT PAS DE BULLE!!! NON,NON,PAS DE BULLE!!! Parce que ci..., parce que ça... Tout est mensonger, et cet article aussi!

Les news de l'immobilier en direct

> Créez votre alerte mail et recevez immédiatement les derniers articles des Cles du Midi dès qu'ils seront publiés sur le site.


Prix immobilierPrix immobilier ancienBulle immobilière