Montpellier : récupérer pour les étudiants les logements vides liés au départ de l?armée

Montpellier :  récupérer pour les étudiants les logements vides liés au départ de l?armée
Alors que la crise du logement touche de plein fouet les étudiants – et le problème des disponibilités dans les résidences universitaires ne date pas d'hier – les locaux de l'?cole d'application de l'infanterie de Montpellier (EAI), 340 logements répartis sur 5 immeubles, restent désespérément vides. L'indignation est palpable à Montpellier surtout dans le milieu universitaire. 

Les militants, seulement des étudiants?

Visiblement, cette lutte n'est pas seulement celle des étudiants. L'Union Nationale des ?tudiants en France, la CGT et la Confédération Nationale du Logement, sont solidaires pour demander le réaménagement des anciens locaux de l'?cole d'Infanterie en logements étudiants.
Dernièrement, ils étaient une cinquantaine d'étudiants et de syndicalistes de l'UNEF, de la CGT et de la CNL à se mobiliser au parc Montcalm.
Julien Colet, secrétaire général de la CGT Montpellier, invite également les salariés et retraités à se joindre à eux, s'ils se sentent impliqués par le devenir de ces logements.
Pendant les manifestations, des visites de l'extérieur des cinq bâtiments sont organisées. Conscient que le dialogue avec l'?tat sera tout sauf simple, les syndicalistes promettent d'en faire encore plus dans leur mobilisation. D'aucuns envisagent même un coup de force de la part des manifestants à l'issue duquel ils occuperont les 340 chambres du parc.

Quels sont ces logements?

Le site, objet de la discorde, appartient au Ministère de la Défense. Il fait partie du parc Montcalm, ouvert au public depuis maintenant 1 an. Quant aux cinq bâtiments qui abritent les 340 logements « convoités », ils se trouvent derrière le parc Montcalm. Ce qui hérisse certains, c'est que le départ des militaires a été annoncé depuis 4 ans et rien n'a été décidé concernant l'affectation future des locaux.
Depuis maintenant deux rentrées universitaires, les 340 chambres sont demeurées inoccupées. L'UNEF exige ainsi qu'elles soient mises à disposition du Crous gratuitement, par le biais d'un office de logement social.
La CNL quant à elle, par la voix de Monique Valy, préconise une réquisition du site par le préfet en application de la loi Dalo. Elle ajoute qu'il est inadmissible que des promoteurs du privé obtiennent le bénéfice de son exploitation, alors que les bâtiments ont été financés avec des deniers publics.

Pourquoi ces logements sont-ils primordiaux ?

Tous les ans, plus d'un millier d'étudiants sont inscrits sur les listes complémentaires du Crous faute de logements. En effet, la ville accueille 60 000 étudiants et ne possède que 7 000 hébergements. Il n'est pas rare que des étudiants interrompent leurs études à cause de leur difficulté à se loger sur montpellier.
La mairie de Montpellier est entrée en scène pour demander le rachat du site au Ministère de la Défense. En tant que commune, elle bénéficie effectivement d'un droit de priorité pour le rachat. Mais les négociations bûchent sur le prix proposé par la Défense qui serait de 70 M€.
Pour Michaël Delafosse, adjoint à l'urbanisme, c'est totalement inconcevable, car la Ville n'a pas à combler le déficit de l'?tat. D'autant que le départ des 1 000 familles de l'EAI a généré une perte de 100 M€ à la municipalité. Celle-ci n'a reçu que 1 M€ de compensation. Une réunion entre le préfet de l'Hérault, Claude Baland, mandaté par l'?tat, et le maire de Montpellier, Hélène Mandroux, est prévue le 8 février.




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