Crédit immobilier: hausse ou baisse des taux d'intérêt ?

Crédit immobilier: hausse ou baisse des taux d'intérêt ?
Le crédit immobilier constitue la principale source de financement d’une acquisition immobilière. C’est dire qu’au-delà des prix, c’est le niveau du taux d’intérêt qui influe le plus sur celui de la demande. Quelle est la tendance pour 2012 ?
La prudence des banques les pousse à adopter une hausse des taux
Les banques ne sont pas prêtes à lâcher du lest. Les indéniables restrictions que ces organismes  ont imposées en 2011 continueront à être appliquées pour 2012. Ces établissements financiers vont ainsi poursuivre la voie de la sélectivité, par le biais de critères draconiens d’octroi des crédits : aucune durée de remboursement envisagée au-delà de 30 ans, apport personnel de 10 % à 20 % minimum exigé...
Cette prudence transparait dans la politique des taux : en décembre, 90 % des banques ont procédé à une hausse des taux de crédit immobilier (0,12 point en moyenne) - la plupart sur les durées de 25 ans et plus – et en janvier 54 % sont restées campées sur leur décision en appliquant en moyenne 0,10 point de hausse.


Cette politique prudentielle des banques s’explique en partie dans un contexte économique quelque peu critique leur imposant la nécessité de régulariser leur capital social.
D’autre part, les établissements préparent le terrain à la mise en œuvre réglementaire du Liquidity Coverage Ratio ou LCR  dans le cadre des accords de Bâle III.
Quoi qu’il en soit, pour les banques l’heure est encore à la cogitation en ce qui concerne leurs stratégies de taux pour les mois à venir.

Relancer le crédit immobilier par une baisse des taux
En dépit des incertitudes qui planent sur 2012, le constat est clair pour janvier : les taux de crédit immo sont sur une pente ascendante, ce qui va davantage porter un coup sur une demande de crédit déjà à genoux.
En effet, les professionnels parient sur un recul des emprunts qui résulte d’une conjoncture économique défavorable à l’origine d’un climat d’attentisme chez les emprunteurs. Ces derniers se veulent être en effet prudents en augmentant leur apport personnel et en baissant le montant emprunté.
D’autant qu’au niveau financement, il y a moins d’aides venant de l’?tat.
Désormais le PTZ + ne concerne plus les achats d’immeubles anciens et le dispositif Scellier vit ses dernières heures.
Aussi, les professionnels s'accordent sur une baisse estimée de 10 ou 15 % des transactions. Est-ce la raison pour laquelle 30 % des banques ont baissé leur taux de 0,17 point en moyenne ? 
Une baisse des prix pour compenser la hausse des taux
Si la hausse générale des taux venait à être confirmée, une baisse des prix aurait pour effet de fluidifier le marché.
Cette tendance permettra alors aux primo-accédants de conserver une capacité d’emprunt correcte.
Les analystes estiment d’ailleurs qu’une baisse de 5 % des prix peut compenser une hausse des taux jusqu’à 0,5 point.
Or avec la tournure actuelle des évènements - réformes fiscales, durcissement des conditions d'octrois de crédits, diminution des durées de remboursement, hausse du chômage, stagnation du pouvoir d'achat des ménages – il y a fort à parier que les prix vont baisser.
Tout cela cependant n’est que prévision.
Février en dira davantage sur l’évolution future des taux.



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