Courtier en crédit immobilier : faut-il faire appel à lui pour son prêt ?

Courtier en crédit immobilier : faut-il faire appel à lui pour son prêt ?
Les courtiers en crédit immobilier le soutiennent : ils mettent les banques en concurrence pour faire baisser leurs offres. Comment font-ils pour faire baisser la note ? Témoignages.

Aujourd'hui les banques ont durci leurs conditions d'octroi de prêts immobiliers. Pour autant les taux de crédit sont à des niveaux très bas, même s'ils tendent à remonter légèrement. C'est donc le moment de contracter un crédit immo. Les spécialistes dans le domaine sont les courtiers en crédit immobilier. Comment procèdent-ils pour défendre les dossiers de leurs clients ? Les professionnels du courtage mettent en concurrence les banques et « instaurent un rapport de force » pour faire baisser leurs offres, explique Philippe Langer, conseiller en investissement de Senzo Conseil. « Ils nous courtisent », assure le courtier qui confie pouvoir négocier jusqu'à 0,20 % de décote.

Les avantages d'un courtier en crédit immobilier

Le courtier en crédit immobilier sait présenter un dossier auprès des banques, alors qu'un client, lui, ne sait pas forcément le faire. « Nous mettons les points positifs en avant, nous demandons l'exonération des indemnités de remboursement anticipé et nous négocions les frais de dossier », explique le responsable de Senzo Conseil. Le courtier peut aussi négocier la délégation d'assurance. En bref, il peut réellement faire baisser la note globale d'un prêt immobilier.

Clients satisfaits, d'autres pas

C'est ainsi qu'une cliente, ravie des services de son courtier, a pu bénéficier grâce à ce professionnel indépendant, d'un taux de crédit de 3,30 % tout compris, pour un emprunts immo de 120 000 euros sur 20 ans ; avec une assurance de 100 % sur deux têtes. Elle ne regrette donc pas le concours du courtier, parce qu'elle n'avait « pas le temps de faire le tour des banques », dont elle a payé le service 1 200 euros (après la remise des clés de sa maison).

Le courtier est parfois providentiel

Il s'avère que parfois le courtier en crédit immobilier est providentiel. En effet, certains dossiers sont difficiles à faire passer auprès des banques, par exemple lorsqu'un accédant à la propriété a décidé de faire construire, mais sans faire appel à un maître d'œuvre. Comble du paradoxe, il peut même s'avérer plus convaincant auprès de l'établissement bancaire de son client, que celui-ci avait démarché en vain. Une propriétaire n'arrivait pas à obtenir un prêt pour l'achat de son bien immobilier. « Soit la banque me prêtait une somme ridicule, soit les taux étaient trop élevés, pour des prêts sur 30 ans ». Son courtier a négocié un taux de 3,80 % sur 25 ans. Il a bouclé le dossier en un mois.

Un autre propriétaire a fait appel à une courtière pour le rachat de son crédit immobilier. Celle-ci a pu négocier une économie de 22 000 euros, soit deux ans de remboursement. Le problème c'est qu'elle a tardé à déposer le dossier et qu'entre-temps les taux d'intérêt ont remonté. Dès lors faut-il rester vigilant quant au service proposé qui parfois n'est pas celui que l'on escomptait. Ainsi une cliente malheureuse a déposé son dossier auprès de l'agent d'un grand réseau de courtiers qui lui a fait perdre du temps sans lui présenter la moindre proposition. « Il ne répondait pas aux e-mails envoyés, ne rappelait pas et au final a avoué avoir égaré mon dossier ».

Ne pas verser d'honoraires avant de décrocher son prêt 

Myriam Jamotte, de la société Sicab, estime que chaque courtier cherche la meilleure solution pour son client, même s'il peut arriver que certains ne fassent pas forcément bien leur travail. Si elle parvient parfois à obtenir 0,50 % de décote sur un crédit par rapport aux grilles des banques, elle avoue que les choses sont plus difficiles aujourd'hui. « Auparavant j'arrivais à faire passer huit dossiers sur dix, maintenant c'est un sur deux ». La réglementation bancaire (Bâle 3) explique en partie selon elle le durcissement des conditions d'octroi d'un crédit immobilier. Aussi une banque examine aujourd'hui avec soin chaque dossier. S'il est présenté par un client fonctionnaire, c'est par contre « du pain bénit ». Philippe Langer constate lui aussi une plus grande frilosité de la part des banques qui sont « plus méfiantes et demandent plus de garanties ». Quant à la garantie que doit exiger un client vis-à-vis de son courtier, c'est de ne pas verser d'honoraires avant l'obtention de son crédit immobilier.

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