La retraite motive toujours l'investissement immobilier

La retraite motive toujours l'investissement immobilier
Les Français patrimoniaux continuent de croire en l’immobilier, particulièrement pour s’assurer un complément de retraite. Pour autant ils préfèrent investir dans l’ancien ou dans les résidences de services, car la défiscalisation n’est pas leur principal souci. Ils recherchent d’abord le rendement à travers le locatif, c’est ce qu’il ressort d’un sondage UFF/IFOP.  

Le rendement avant tout, mais sécurisé

Tous les ans la banque conseil en gestion de patrimoine UFF demande à l’institut de sondage IFOP d’interroger 300 Français dits « patrimoniaux ». Il s’agit de ménages détenant déjà des valeurs mobilières, voire un placement immobilier locatif, et ayant l’intention d’investir dans les 2 ans.

De l’édition 2015 il ressort que ces investisseurs potentiels sont plutôt étanches à la conjoncture. Pour 70 % d’entre eux, l’actualité économique n’a pas d’impact sur leur comportement en termes de placement. Quant à la dette grecque elle laisse indifférentes 19 % des personnes interrogées. Pour autant la crise financière les a poussés à s’impliquer davantage dans la gestion de leur épargne (65 %), et surtout de s’informer plus régulièrement sur les évolutions des marchés (63 %).

Et surtout il semble qu’ils soient optimistes à l’instar du moral des ménages français tels que relevés mensuellement par l’INSEE. Le sondage montre que 52 % d’entre eux pensent que les marchés financiers vont s’éclaircir, alors qu’ils étaient 44 % l’année dernière.

C’est dans ce contexte que la majorité d’entre eux sont prêts à aller chercher le rendement (40 %), mais seulement en échange de faibles risques en capital. Ils sont toutefois plus nombreux à accepter des risques modérés pour un meilleur retour sur investissement (33 %), plutôt que de ne prendre aucun risque contre un faible rendement (20 %).  

Les intentions d’investissement dans l’immobilier progressent

Lorsqu’on leur demande sur quel produit d’investissement il est temps de se lancer, ils sont moins nombreux à choisir les produits à capital garanti (62 % contre 73 % en 2014). Quitte à choisir les assurances-vie ils préfèrent désormais se diriger vers les multisupports, avec une partie sécurisée et une partie risquée (58 % contre 53 % l’année dernière).

Mais c’est surtout l’immobilier locatif qui progresse le plus, avec 57 % d’opinions favorables cette année contre 50 % l’année dernière. Pour l’une des rares fois dans l’histoire des sondages patrimoniaux, l’investissement dans la pierre arrive au même niveau que l’achat d’assurance-vie en support euro. Il est raisonnable d’en déduire que les ménages français réalisent que l’immobilier est un placement relativement sûr, dès lors que l’on conserve sur le moyen long terme.

Ce qui surprend plutôt est l’importance de la disponibilité des fonds, particulièrement dans la tranche d’âge des 55 ans et plus. À ce titre il faut rappeler que vendre un bien immobilier prend du temps, et qu’il est nécessaire d’attendre un certain nombre d’années avant d’avoir constitué suffisamment de capital pour disposer d’une somme en cas de besoin.

Il existe toutefois la solution du prêt personnel hypothécaire, qu’une banque accordera relativement rapidement en fonction de la situation personnelle et professionnelle des demandeurs. Toutefois là encore il est nécessaire d’avoir atteint un certain nombre de remboursements avant de pouvoir disposer d’un capital.  

Immobilier ancien, résidences seniors et étudiants

Lorsqu’on leur demande dans quel type de biens immobiliers ils souhaiteraient investir, les Français patrimoniaux sont 56 % à mentionner les biens anciens. L’achat d’un logement neuf mis en location au travers de la loi Pinel n’arrive qu’en 5e position, recueillant ainsi 41 % des suffrages. Ce résultat reflète bien la difficulté du bâtiment à se lancer, victime de coûts de production élevés, qui se retournent in fine contre l’acheteur.

Il faut rappeler que les Français patrimoniaux s’intéressent davantage au rendement, d’où l’attrait des résidences de seniors et des chambres d’étudiants meublées pour 53 % des ménages interrogés. L’avantage de ces types d’investissements et que la mise en location est confiée à un exploitant, qui lui-même verse un loyer mensuel à l’investisseur.

La fiscalité est intéressante avec un abattement de 50 % des revenus locatifs, contre seulement 30 % dans la location vide. Dans le même ordre d’idées les résidences de tourisme n’intéressent que peu ces ménages potentiellement investisseurs, seuls 20 % d’entre eux y pensent. En tout état de cause avec un taux d’emprunt immobilier moyen à 2,19 % en septembre (source CSA/Crédit Logement), le rendement est plus que jamais à l’ordre du jour.

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