Marché immobilier en 2015 : la baisse des prix restera faible selon la Fnaim

Marché immobilier en 2015 : la baisse des prix restera faible selon la Fnaim
Le président de la Fnaim, Jean-François Buet prévoit un léger fléchissement des prix de l’immobilier en 2015.  
Au cours de cet Interview de la Fnaim , son président nous a indiqué que le nombre de transactions devrait être identique à 2014. 

Lesclesdumidi.com : La baisse des taux de crédit depuis la fin 2011 correspond à une baisse des prix de 14,5 %. Ce gain va-t-il redynamiser le marché en 2015 ?

Jean-François Buet, président de la Fnaim : Redynamiser c’est beaucoup dire, le maintenir sous oxygène certainement. C’est grâce à cette baisse des taux de crédit que le marché reste à ce niveau. Si nous n’avions pas eu ces taux bas, 2014 aurait été une année encore plus difficile. Tant que les taux restent à ce niveau, 2015 va connaître le même volume de transactions que 2014, aux alentours de 700 000.  

Lesclesdumidi.com : Vous ne prévoyez pas de hausse sensible des ventes immobilières en 2015 ?  

Pour l’instant non. Il n’y a pas de raison qu’il y ait d’envolée sur les volumes de transactions.  

Lesclesdumidi.com : La baisse des prix de l'immobilier va-t-elle se poursuivre en 2015 ?  

La baisse moyenne des prix de 1,7 % constatée par la Fnaim en 2014 cache de vraies disparités entre les biens qui resteront à leur prix et ceux qui baissent parce qu’ils ne correspondent pas à la demande.

On ne devrait pas être sur une baisse très importante parce que la demande en logement est toujours importante. L’an dernier le volume a été de l’ordre de 720 000 transactions. Dans les années plus fastes : 2010 et 2011 ou 2004 à 2007 on était plutôt sur des volumes de 800 000 vente. Le niveau des transactions correspond aux besoins immobiliers des Français (mutation, mariage, décès, chambre supplémentaire). Les transactions correspondent moins à des achats passion pour se faire plaisir.

Depuis 2010 les prix restent stables avec seulement de légers fléchissements.  
Le pouvoir d’achat ne va pas augmenter et la fiscalité reste forte. Les prix ne vont donc pas s’envoler c’est une certitude, mais les chutes ne vont pas être importantes non plus.
On va rester sur une moyenne de prix stables en 2015 entre 0 et -2 %. Mais les disparités de prix peuvent être importantes selon le type de produit et sa situation. Le prix d’un appartement de trois pièces en centre-ville d’une grande ou moyenne agglomération ne baisse pas.


Lesclesdumidi.com : Malgré le recul des prix, ceux-ci sont encore trop élevés pour la plupart des Français ?
 

Ils sont trop hauts par rapport aux années précédant les fortes augmentations de 1998. Sur les 15 dernières années le marché immobilier a passé trois périodes : 1998 à 2002, 2002 à 2008 et 2008 à aujourd’hui.  

Pour la première période on sortait d’une crise de spéculation après la guerre du golf de 1993 où il y avait eu un effondrement. Le marché se rééquilibrait et repartait à la hausse. De 2002 à 2008 on a vécu des hausses de prix intempestives dues au passage à l’euro, à la baisse des taux, à l’allongement de la durée des crédits et à une politique des banques qui finançait à 100 % voire plus.

Il y a ensuite eu la crise des subprimes et une régulation.
On est toujours sur cette phase de régulation des prix, même s’ils semblent hauts par rapport à ce que l’on a connu en 1998 et par rapport au pouvoir d’achat de l’époque. Le coût du logement est plus fort aujourd’hui chez nos concitoyens qu’il ne l’était en 1998.
L’immobilier représente 60 % du patrimoine des Français, s’il s’effondrait se serait une catastrophe. Néanmoins il est en train de se réguler puisque depuis 2007 on est sur une stabilité.


Lesclesdumidi.com : L’immobilier neuf va-t-il mieux se porter en 2015, avec l’arrivée du Pinel ?


L’année 2014 a été très difficile pour l’immobilier neuf. On peut penser que les ventes en Vefa seront d’un meilleur niveau qu’en 2013-2014. La loi Pinel est plus souple et plus accessible. On peut opter pour une réduction d'impôts sur 6, 9 ou 12 ans.
On devrait pouvoir louer sous certaines conditions à des descendants ou des ascendants, ce qui n’était pas le cas jusque-là. Enfin on devrait avoir une vision plus pérenne des choses.
Ces trois éléments conjugués vont permettre un intérêt plus grand pour l’achat d’un appartement en l’état futur d’achèvement et donc favoriser la construction.
Quoiqu’il en soit ce sera difficile de faire pire qu’en 2014.  

Merci au Président de la Fnaim, un des principaux syndicats immobiliers de nous avoir accordé cette entrevue et dévoilé les bilans et tendances générales des professionnels de l'immobilier.


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