Des étudiants se mobilisent contre les vendeurs de listes qui les arnaquent

Des étudiants se mobilisent contre les vendeurs de listes qui les arnaquent
La crise du logement se généralise et parmi les victimes on retrouve une grande partie de jeunes et d'étudiants. Parallèlement à la crise, les pratiques frauduleuses sont en train de gagner du terrain dont notamment l'activité des « vendeurs de listes ». Après être restés sous silence pendant trois ans, une vingtaine d’étudiants « arnaqués » ont décidé de sortir de leur mutisme en interpellant la ministre du Logement Cécile Duflot, pour mettre fin à cette pratique malhonnête.


Payer beaucoup pour des listes bidons

Une vingtaine d’étudiants désormais réunis en collectif a décidé de dénoncer la pratique frauduleuse de certaines sociétés spécialisées dans la vente de listes d’annonces. Ces jeunes font partie des victimes de cette pratique, car ces listes sont moins chères que les commissions à payer dans une agence immobilière. La réalité est pourtant toute autre. Pour pouvoir obtenir la fameuse liste d’annonces immobilières contenant les coordonnées des propriétaires des logements, ils doivent payer en moyenne 300 €. Le montant peut aller jusqu’à 450 € voire plus pour des annonces qui s'avèrent être bidons. Certains logements n’existent pas, alors que d’autres sont déjà loués ou insalubres. Certaines annonces n’affichent tout simplement pas les coordonnées des propriétaires. Beaucoup d’étudiants ne peuvent donc même pas exploiter la liste obtenue auprès des sociétés de listes après avoir pourtant déboursé une somme colossale.


Les étudiants lancent une pétition afin d’interpeller Cécile Duflot

Les étudiants victimes de la pratique des « vendeurs de liste » ont lancé sur le site stopvendeurdelistes.fr une pétition pour dénoncer cette activité. Ils appellent ainsi leurs familles, la communauté étudiante, les étudiants éventuellement victimes de la pratique ainsi que les citoyens solidaires à rallier leur cause. Leur objectif étant d’obtenir 10 000 signatures afin d’interpeller la ministre du Logement, Cécile Duflot pour faire cesser ces pratiques peu scrupuleuses. Les instigateurs de la pétition regrettent le fait que la profession soit institutionnalisée. Les vendeurs de listes sont en effet reconnus par la loi alors que selon les personnes mobilisées il s’agit d’un commerce basé sur la tromperie des consommateurs. Les étudiants rappellent également que le Président François Hollande, durant sa campagne, s’est engagé à arrêter ces pratiques. Et pourtant aucune action n’a été entamée jusqu’à aujourd’hui.


Des entités mobilisées

La mobilisation des étudiants arnaqués par les marchands de listes est loin d’être la première dans ce sens. En effet, l’été dernier, l’association de consommateurs UFC- Que Choisir a porté plainte contre treize vendeurs de listes. Le collectif des étudiants arnaqués a déjà traité beaucoup de dossiers contre des marchands de listes et a gagné plusieurs procès ces trois dernières années. D’autres entités comme la Confédération étudiante ont également décidé de soutenir la cause des étudiants arnaqués en signant la pétition. Celle-ci prévoit une mobilisation prochainement. Les étudiants qui se trouvent être victimes de la pratique de la vente de listes sont invités à contacter les instigateurs de la pétition.

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