Immobilier : la crise et la baisse des prix sont-elles parties pour durer ?

Immobilier : la crise et la baisse des prix sont-elles parties pour durer ?
Les prix immobiliers sont encore et toujours revus à la baisse ces derniers temps : -10% chez Laforêt immobilier ; - 15% depuis janvier 2008 chez Guy Hocquet et – 9,3 % chez Century 21 entre juillet 2008 et juin 2009. Mais, contrairement à ce que l’on aurait pu imaginer, la chute brutale du cours de l’immobilier n’a pas attiré foule. Les transactions de logements resteraient même globalement « faibles », selon HSBC. Surtout pour les logements anciens qui supporteraient moins bien les effets de la crise immobilière que les habitations récentes. Bien que la tendance des prix de l'immobilier en France à la baisse semble bien engagée, les ventes ne seraient pas en corrélation avec cette baisse.

Pourquoi une telle désaffection de la part des acheteurs ? Une récente étude publiée par TWC media justifie cette période de vache maigre par l’attentisme des Français. En effet, plus de 50 % des potentiels investisseurs avoueraient espérer une baisse du prix des logements et 30 % une baisse du taux d’intérêt. Parmi ces potentiels acquéreurs d’une maison, d’un appartement, plus de 20% seraient prêts à investir si le marché immobilier accusait une baisse supplémentaire située entre 5% et 10%. Mais, cette frilosité des Français à investir n’est sans nul doute pas étrangère à la diminution du pouvoir d’achat et aux récentes menaces de licenciements économiques. Selon HSBC, pour que la solvabilité des ménages atteigne son niveau de 2003, il faudrait qu’elle augmente de 22%. Hors, au premier trimestre 2009, sa progression n’était que de …2,9%.

Malgré cela, les groupes immobiliers ont bon espoir de voir leur chiffre d’affaires reprendre un cours acceptable fin 2009. Ainsi, ils assurent que les prochains mois vont être « la période idéale » pour investir dans la pierre. Ils évoquent, d’une part, la stabilisation des taux de crédits à 4%, taux les plus attractifs pour le consommateur avant une nouvelle inflation. D’autre part, la réduction sensible des marges bancaires (de 1,5% à 0,5%) et un assouplissement progressif des banques dans l’octroi de prêts pourraient être des facteurs motivant la reprise du marché immobilier et le gel des prix des logements anciens.

Les économistes, quant à eux, restent prudents et préfèrent s’adonner aux statistiques. C’est ainsi que HSBC a rendu publiques, hier, ses prévisions pour l’année 2010 : les tâtonnements de prix concernant le logement pourraient continuer, avec une baisse moyenne de 6% par rapport à l’année en cours. Par ailleurs, les spécialistes s’attendent à une progressive stabilisation du marché en France d’ici fin 2009.

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Les réactions

user lesclesdumidi
Par hubert - le 30 juillet 2009 - 17:42:08
Il est évident que la chute des prix de l'immobilier n'a pas été aussi marqué que prévu car la banque centrale europeenne a anticiper en baissant ses taux ce qu'ont répercutées les banques quelques semaines et mois après sur les crédits immobilier.
Cependant la baisse des prix de l'immobilier est loin d'être fini et dés que la banque centrale europenne va augmenter ces taux il faudra bien que les vendeurs baissent leurs prix de vente.

Les taux de crédit ont baissés de 20% en 6 mois, le prix de l'immobilier en moyenne de 10% ce qui fait une baisse de 30% au total.

Et malgrés cela la solvabilité des ménages ne progresse que de 2,9%!!!
N'y a t'il pas un décalage?

Attendons la fin de l'année et je peux vous dire que les vendeurs devront baisser leurs prix de 10 à 15% s'ils veulent vendre.

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