Etude sur l'immobilier breton en 2015

Etude sur l'immobilier breton en 2015
Prix attractifs, démographie dynamique et faible taux de chômage, l’immobilier breton est tentant. Attention tout de même, l’activité économique se concentre sur Rennes et Brest, particulièrement en périphérie urbaine. Cette semaine le Crédit Foncier se penche sur l’étude du marché immobilierbreton sur l'année 2015, chiffres à l’appui.

L'immobilier breton en 2015 : étude de la démographie et de l'emploi

Chaque année 25 000 personnes viennent poser leurs valises en Bretagne, créant ainsi un solde migratoire supérieur à la moyenne nationale. De 1990 à 2014 la population augmentée de 15 %, contre 13 % dans le reste de la France. Et pourtant le taux de natalité n’y est que de 11,1 %, en dessous des 12,3 % de la moyenne nationale. La croissance du PIBbreton a vécu ses heures de gloire, de l’après-guerre jusqu’en 2007. La crise du bâtiment et du secteur automobile a ralenti la croissance à +0,7 %, débouchant sur un PIB par habitant de 27 000 €, contre 31 500 € sur toute la France. Il n’en reste pas moins qu’avec 8,8 %, le taux de chômage est largement inférieur à celui mesuré dans l’Hexagone et ses régions d’outre-mer. Les habitants tirent leurs revenus du secteur tertiaire (42 %), du secteur non marchand (33 %), un breton sur 4 est employé dans l’industrie, la construction et l’agriculture.L’augmentation des ventes de voitures observée depuis le début de l’année, pourrait venir renforcer le bassin d’emploi, principalement situé autour de Rennes et Brest.  

Où faut-il acheter de l’immobilier en Bretagne ?

Si les 4 départements de la Bretagne regroupent 3,2 millions d’habitants, ils sont « principalement concentrés dans la métropole rennaise ». La région offre également 2700 km de côtes, le long desquelles on trouve des villes importantes comme Quimper, Brest, Vannes et Lorient. D’un point de vue économique, l’action se déroule principalement à Rennes métropole. Intra-muros 208 000 personnes sont installées, cette population tend d’ailleurs à se vider au rythme de -0,2 % de 2006 à 2011. Mais surtout le taux de chômage dans la commune de Rennes atteint 15 %, contre 9 % dans son aire urbaine. Autour de l’ancienne cité des ducs de Bretagne, les 679 900 habitants voient leur population grossir de +1,3 % entre 2006 et 2011. Leur revenu fiscal moyen de 26 200 €, est supérieur aux 24 100 € des habitants de la commune. Le marché immobilier de Rennes présente donc des opportunités visant les familles dans son aire urbaine, en revanche l’investisseur serait peut-être mieux inspiré de rechercher la clientèle des étudiants à l’intérieur de la ville. Brest reste un poids lourd de l’économie bretonne, notamment grâce à sa base navale. La municipalité est d’ailleurs en train de développer des projets immobiliers dans les anciens quartiers de la Marine Nationale. Dans le Finistèreaussi la population a tendance à s’installer dans l’aire urbaine, où le taux de chômage (11 %) y est plus faible, et les revenus par habitant (24 800 €) plus élevés.  Nous allons voir à présent que le marché immobilier dans la région bretonne offre de bonnes perspectives.

Neuf ou ancien, l’immobilier breton est moins cher

L'étude sur l'immobilier breton en 2015 du Crédit Foncier fait état d’un prix immobilier ancien au m² à 2095 € en Bretagne, contre 3211 € en moyenne nationale. Les logements neufs se vendraient en moyenne à 2797 €/m², contre 3655 €/m² dans le reste de la France. Les prix semblent être donc beaucoup plus bas, mais il faut se méfier des interprétations, particulièrement lorsque l’on se rapproche des centres-villes. La Bretagne possède une vaste étendue de terres cultivables et de forêts, faisant que la population se concentre en moyenne à raison de 59 habitants/km². Dans ce contexte le parc immobilier existant est constitué à 72 % de maisons, bien au-dessus de la moyenne nationale établie à 56 %. Par ailleurs 13 % de ces maisons sont des résidences secondaires et 67 % des Bretons sont propriétaires. Selon le baromètre des prix immobiliers des notaires de l’Ouest, le prix médian d’un appartement ancien en Bretagne s’établit à 2175 €/m², une tendance à la hausse de +0,4 %. Le dynamisme de Rennes et le prix du foncier sur la côte entraînent une hausse de 4 % du prix des appartements neufs, à 3484 €/m². Curieusement le prix des terrains à bâtir vendus nus, baisse de 5,7 % pour atteindre une transaction médiane de 50 000 €. Quant aux maisons elles perdent 3 % de valeur, encore une fois dû à l’intérêt croissant des acheteurs pour la proche périphérie des bassins d’emploi. Le montant médian d’une transaction descend à 160 000 € pour les maisons bretonnes anciennes.

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